Plus de deux ans de bombardements incessants ont laissé le système éducatif de Gaza complètement méconnaissable : selon l’Unicef, plus de 97 % des écoles ont été endommagées ou détruites.
Une étude récente de l’Université de Cambridge estime par ailleurs que « les enfants de Gaza auront perdu l’équivalent de cinq années d’éducation en raison des fermetures répétées des écoles depuis 2020, d’abord à cause du Covid-19, puis de la guerre ».
Les perturbations de l’éducation peuvent avoir des conséquences profondes sur les enfants. Plus ils restent longtemps hors de l’école, moins ils ont de chances d’y retourner. Cela peut affecter leurs perspectives à long terme, leurs revenus futurs, ainsi que leur santé mentale et physique.
Dans les contextes de conflit, lorsque des enfants sont empêchés d’aller à l’école en masse, le risque est de voir émerger une « génération perdue ». À Gaza, la plupart des 658 000 enfants en âge scolaire ont eu très peu accès à l’enseignement en présentiel depuis plus de deux ans.

